L'été, restons vigilants sur les droits d'accès des chiens d'assistance
L’été est l’occasion de profiter des beaux jours et de découvrir de nouveaux lieux. Pourtant, les personnes accompagnées d’un chien d’assistance, remis ou en formation, se heurtent encore à des refus d’accès. À l’approche de la période estivale, HANDI’CHIENS rappelle les droits qui garantissent à chacun une accessibilité pleine et entière.
Un droit encore trop souvent remis en question
Malgré un cadre légal établi depuis plus de vingt ans, les refus d’accès restent une réalité pour les bénéficiaires, les familles d’accueil, les éducateurs et les bénévoles accompagnés d’un chien d’assistance.
En 2025, 51 situations de refus d’accès ont été recensées par HANDI’CHIENS.
Derrière ce chiffre, il y a des situations bien réelles : une personne à qui l’on demande de laisser son chien dans la voiture pour accéder à un restaurant ; une famille d’accueil contrainte d’effectuer son trajet debout faute d’un emplacement adapté à son futur chien d’assistance en formation.
Ces refus ne sont pas de simples désagréments. Ils créent des obstacles supplémentaires dans le quotidien des personnes concernées et limitent leur autonomie, alors même que leurs droits sont clairement définis par la loi.
L'été, une période où la vigilance reste de mise
Restaurants, terrasses, campings, hôtels, plages, sites touristiques… Pendant l’été, les occasions de fréquenter de nouveaux lieux se multiplient. Malheureusement, les refus d’accès aussi.
Récemment, une famille d’accueil HANDI’CHIENS s’est vu demander un supplément de 25 € pour séjourner dans un camping avec un futur chien d’assistance. Pourtant, qu’il soit remis à son bénéficiaire ou encore en formation auprès d’une famille d’accueil ou d’un éducateur, un chien d’assistance bénéficie des mêmes droits d’accès. Sa présence ne peut donner lieu à aucun supplément tarifaire.
Cette situation illustre une réalité persistante : ce n’est pas tant l’absence de cadre légal que sa méconnaissance qui est aujourd’hui en cause.
Ce que dit la loi
La loi du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances reconnaît le droit d’accès des chiens guides et des chiens d’assistance aux lieux ouverts au public.
Ce droit s’applique également aux chiens d’assistance en formation, accompagnés par une famille d’accueil ou un éducateur agréé.
Concrètement, cela signifie que :
- les chiens d’assistance peuvent accéder aux établissements recevant du public, aux transports et aux lieux permettant l’exercice d’une activité professionnelle ;
- leur présence ne peut donner lieu à aucun supplément tarifaire ;
- les chiens d’assistance en formation bénéficient des mêmes droits d’accès que les chiens remis à leur bénéficiaire.
Le refus d’accès ou la facturation d’un supplément en raison de la présence d’un chien d’assistance peuvent constituer une discrimination sanctionnée par la loi.
Ensemble, faisons respecter ces droits
HANDI’CHIENS poursuit son engagement en faveur de l’accessibilité et de la reconnaissance des chiens d’assistance. Cet engagement s’inscrit dans une dynamique collective, notamment grâce au partenariat avec l’Association Nationale des Maîtres de Chiens Guides et de Chiens d’Assistance (ANM).
Cette coopération permet de faire remonter les situations de refus d’accès rencontrées sur le terrain, de les documenter et d’accompagner les personnes concernées. Grâce à ce travail conjoint, des démarches de médiation peuvent être engagées et des rappels au cadre légal effectués lorsque cela est nécessaire.
Chaque signalement contribue à faire évoluer les pratiques et à mieux faire respecter les droits des personnes accompagnées d’un chien d’assistance.
Vous avez été confronté à un refus d'accès ?
Que vous soyez bénéficiaire, famille d’accueil, éducateur ou bénévole accompagné d’un chien d’assistance, remis ou en formation, nous vous invitons à signaler toute situation de refus d’accès ou de facturation injustifiée via notre formulaire :
➡️ Formulaire de déclaration de refus d’entrée dans un lieu ouvert au public
Plus votre signalement sera précis (date, lieu, circonstances, échanges…), plus il permettra à nos partenaires d’intervenir efficacement.
Cet été comme tout au long de l’année, rappelons qu’un chien d’assistance n’est pas un animal de compagnie. Il est une aide indispensable à l’autonomie de la personne qu’il accompagne. Respecter son droit d’accès, c’est permettre à chacun de profiter des lieux ouverts au public dans les mêmes conditions que tous.