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Juna, Super-héroïne de Yoann

Juna, labrador noire de 6 ans, n’a pas seulement permis à Yoann de faire de nombreuses nouvelles rencontres à Douarnenez. Elle a aussi eu les bons réflexes quand il est tombé deux fois cet hiver. Au centre de rééducation que fréquente Yoann, Juna est devenue la mascotte et sa présence profite aussi à tout le monde.
Yoann-Juna

Dans les villes comme Douarnenez, entre 10.000 et 20.000 habitants, il y a toujours des visages plus familiers que d’autres. Ces personnes, soit on peut s’en souvenir mais on ne peut pas les nommer, soit ils sont carrément « connu comme le loup blanc ». Yoann a été les deux dans son quartier. Il y a encore quelques années, c’est avant tout son fauteuil que les gens voyaient. « J’étais, entre guillemets, un peu ‘connu’ dans le quartier mais les gens n’osaient jamais me dire bonjour », se souvient Yoann. Et puis le 16 décembre 2016, sa chienne d’assistance Juna lui est remis. C’est elle qui connecte enfin véritablement cet homme de 42 ans aux autres habitants de cette commune portuaire du Finistère. « On se connaissait de visu, on se croisait. Grâce à Juna, ils sont venus me parler. » La cape bleue du labrador noir intrigue. Alors on pose des questions, on en apprend un peu sur HANDI’CHIENS et surtout beaucoup sur Yoann. Le lien est noué. « C’est un contact humain qui se créé avec Juna… c’est énorme », se réjouit-il.

Yoann et Juna en ballade

Si les interactions sociales sont devenues si nombreuses, c’est aussi parce que Yoann fait l’effort de sortir plus souvent. Logique. Plus facile cependant, plus évident, depuis qu’il y a Juna. Yoann ne vivait pas reclus, loin de là, mais il ne voyait généralement ses amis que le week-end. Le reste du temps, Yoann sortait quand même « un peu », se baladait. Quand les nuages ne chassaient pas l’envie d’aller dehors. « Des fois on n’est pas motivé quand on est tout seul. On se dit ‘oh il fait un peu gris, je n’ai pas envie de bouger’. Alors qu’avec Juna, même s’il pleut, on y va ! C’est le plus gros changement qu’elle m’a apporté », s’enthousiasme-t-il.

« Depuis l’accident, Juna est encore plus attentive »

Socialement, c’est beaucoup mieux donc. Mais c’est également bénéfique pour la santé. « Je me sens mieux, assure Yoann. Même physiquement. Parce qu’on en fait des bornes parfois… Moralement et physiquement, Juna fait beaucoup de bien. » Les HANDI’CHIENS sont de parfaits compagnons de vie mais ils n’en oublient jamais les bienfaits de leur formation. Le 20 novembre dernier, Yoann se fracture le col du fémur. « J’étais dans un bus. Le chauffeur a roulé un peu rapidement dans un virage. Le fauteuil s’est couché. » Le 8 janvier, nouvel accident, nouvelle fracture. « Dans la rue, sous la pluie, le fauteuil a glissé, détaille-t-il. Il a fallu que je me prenne le trottoir pour m’arrêter. » Cette fois, il n’y a personne autour de lui, pas comme dans le bus. Immédiatement, Juna part en courant. « Elle a tout de suite pris l’initiative d’aller voir la première personne à proximité. Direct, elle est allée prévenir les gens que son maître avait un problème. Ça, ça m’a impressionné. » Ensuite ? « Elle est restée à côté de moi à attendre qu’on me relève. »

Deux fractures, soit deux fois deux semaines et demie à se remettre au Centre de rééducation de Tréboul. Sans Juna, gardée par les parents de Yoann mais qui vient lui rendre visite de temps en temps. Elle sera restée presque deux mois chez sa famille, puisque Yoann l’y a laissé encore quelques jours à son retour dans son appartement. « Je suis sorti un petit peu mais je ne faisais pas le fier ! Depuis qu’elle est revenue, je suis plus rassuré. » Il dénote un changement chez Juna aussi. « Dès qu’on va dehors, elle est encore plus attentive. Je pense que ça l’a marquée un peu aussi. Du coup elle fait bien attention, elle me regarde constamment. Un peu l’air de dire ‘tu ne vas pas retomber hein’ ! ».

La rééducation continue, toujours à Tréboul, où il était déjà traité bien avant ces deux accidents. Au centre, Juna y est d’ailleurs une mascotte. « La première chose qu’elle fait en arrivant, c’est aller dire bonjour aux secrétaires », s’amuse Yoann. Quand il se présente à l’accueil, elle se dresse sur ses pattes arrière pour saluer ses amies de longue date. « Juna nous apporte tous les ans une carte de bonne année, indique Mathilde, en poste depuis 3 ans. Elle nous l’apporte dans la gueule. » Parfois, elle leur offre des chocolats. Pour son dernier anniversaire, sa collègue Audrey a même reçu une peluche.

Un soutien pour tous

Naturellement, Juna a aussi conquis les cœurs des autres patients du centre. Quand il est équipé de sa cape, un Handi’Chien ne doit normalement pas être caressé. « Mais il y a tellement de patients qu’il est impossible de dire à tout le monde d’arrêter, avoue Yoann. « Avec la bouille qu’elle a… Elle est super mignonne.» Et quand elle repart, on parle encore d’elle. « On a une autre patiente qui nous dit à chaque fois ‘oh mon amour, elle est venue aujourd’hui’, raconte Mathilde. Ça fait trop plaisir à tout le monde de la voir. »

Noëlle, elle aussi au secrétariat du centre, s’en réjouit. « Elle a apporté quelque chose aux autres patients, c’est indéniable, affirme-t-elle. Des fois, on en rigole avec Yoann, on dit qu’elle devrait bénéficier d’un salaire vu la joie qu’elle apporte autour d’elle ici. Surtout quand les gens sortent d’une longue journée de kinésithérapie, ça leur fait du bien. » Mathilde abonde : « On avait des patients qui ne bougeaient plus, ne disaient plus rien, et on voyait leur sourire quand ils croisaient la chienne. » Noëlle, de son côté, a pu constater que « les gens vont plus facilement vers Yoann par le biais de Juna. Elle offre une nouvelle vision des choses. C’est un lien. »

Moralement, socialement, physiquement, pour Yoann et pour les autres… Juna est une bénédiction. Quand les caresses se multiplient au centre de rééducation, elle en est presque un peu gênée, regarde Yoann, « comme si elle se disait ‘tout le monde me caresse alors que mon maître est là aussi’, elle est un peu paumée », sourit-il. Elle préfère peut-être ses habituelles balades hivernales le long de l’océan avec Yoann ou « les moments de détente où elle peut se défouler » qu’il lui offre au moins trois à quatre fois par semaine. A la campagne, ou à la plage donc. « Dès que je peux la laisser courir, faire sa petite vie tranquille, j’en profite. » A coup sûr, elle aussi. « Juna, rien qu’en faisant le tour du quartier, elle est heureuse. »

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