« Noé est beaucoup moins dans sa bulle depuis qu’il y a Mambo »

Noé, douze ans, est accompagné depuis trois ans par son chien d’éveil Mambo, avec qui la complicité a tout de suite été évidente. Depuis l’arrivée de l’adorable golden au sein de cette famille de Beaugency (Loiret), les progrès de Noé ont été nombreux sur beaucoup d’aspects, comme nous l’explique son père Sébastien.

Noé et Mambo, son chien d'éveil, accompagnés de Sébastien et Céline ses parents
© Ludovic Rousset
HANDI’CHIENS : Comment est né le projet d’accueillir un chien d’éveil ?

Sébastien : C’était il y a cinq ans. On se promenait dans une galerie marchande et une commerçante nous a conseillé de se renseigner sur les chiens d’éveil HANDI’CHIENS. On ne s’était jamais posé la question. On était un peu surpris, puis on s’est renseigné et on a discuté avec diverses personnes. Je m’occupais à l’époque du club de handball de Beaugency (Loiret) et la femme d’un des joueurs était éducatrice chez HANDI’CHIENS à Vineuil (Loir-et-Cher). On a beaucoup échangé mais avant d’entamer les démarches nous voulions d’abord être sûrs qu’avec Noé ça allait bien se passer avec un chien. Elle nous a présenté un chien pour faire un test, et nous l’avons mis en contact avec Noé. Quand j’ai vu la magie dans les yeux de Noé… Il était très, très heureux de voir ce chien. Ensuite, tout a pu se faire très rapidement. La remise a eu lieu fin septembre 2018.

H. C. : Comment s’est déroulée la première rencontre avec Mambo ?

S. : Emilie, éducatrice du centre de Vineuil, nous a présenté plusieurs chiens. Dont deux frères, Macadam et Mambo, en juillet. Macadam ne savait pas vraiment comment interagir avec Noé qui se déplace beaucoup sur ses fesses. J’ai eu le sentiment qu’il se posait beaucoup de questions. En revanche, Mambo est arrivé, a tout de suite pris un ballon, l’a déposé entre ses jambes l’air de dire « allez hop, toi, tu joues avec moi ». C’était chouette, vraiment un moment magnifique. Entre eux, cela a été une évidence. Le stage de remise a ensuite eu lieu fin septembre… C’était le mois le plus long de nos vies !

H. C. : Trois ans plus tard, quel est votre bilan ?

S. : Le regard sur Noé a changé. Les gens voient moins, voire plus du tout, le handicap. Ils ne voient pas le fauteuil, ils voient le chien. Les enfants aussi : ils ne savaient pas trop, avant, comment jouer avec Noé. Là ils viennent voir le chien, donc il y a un petit échange avec Noé. Il y a eu aussi de gros progrès au niveau de la motricité fine, du langage, du vocabulaire grâce aux commandes. Noé est très investi donc c’est plutôt intéressant. Il y a aussi tout ce qui concerne les rendez-vous médicaux qui peuvent souvent ne pas être agréables. Mambo est toujours là pour le réconforter. Quand ça ne se passe pas forcément bien, il pointe le bout de son museau comme pour dire « attention, on ne fait pas de mal à mon copain ».

Noé et Mambo, son chien d'éveil
© Ludovic Rousset

«Mais comment faisait-on avant ? »

H. C. : Noé se sent donc mieux lors de ses rendez-vous ?

S. : Oui, Mambo le suit partout. Il est tout le temps avec nous, en vacances ou n’importe où. Au tout départ j’avais quand même des réticences par rapport à l’idée d’accueillir un chien dans notre famille, notamment vis-à-vis des vacances. J’étais assez fermé mais ma femme, qui a toujours eu des chiens, était beaucoup plus ouverte. Maintenant je dois bien avouer que, même si c’est le chien de Noé avant tout et non pas le mien, eh bien quand je rentre du travail et qu’il me fait la fête, c’est quand même plutôt agréable. Je dois reconnaître que j’avais tort.

H. C. : Et quel est le bilan vous concernant, votre femme et vous ?

S. : Mambo est un enfant supplémentaire dans la famille, il prend une place vraiment importante. D’autant que c’est un chien d’assistance donc il peut nous suivre partout. Cela fait vraiment comme un deuxième enfant. Il y a même parfois des moments où on se demande « mais comment on faisait avant ? », on a l’impression qu’il a toujours été là.

H. C. : Vous vous sentez davantage serein au quotidien ? Vous vous dites qu’il y a une « personne » en plus pour aider Noé ?

S. : Oui tout à fait. Ça le stimule. Avant, Noé était beaucoup dans sa bulle. Il l’est beaucoup moins maintenant avec Mambo. Il est beaucoup plus ouvert aux gens, c’est indéniable. J’espère que tout continuera d’aller aussi bien, que Noé continuera à se développer, à grandir à son rythme.

Demande de dossier

Note d’information : le chien d’éveil n’est pas un chien d’accompagnement social. Le chien d’accompagnement social est remis dans des établissements à des professionnels de santé.

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