« Donner du sens à notre temps libre »

Cette si particulière année 2020 écoulée a contraint les familles d’accueil HANDI’CHIENS à adapter leurs habitudes. C’est le cas de Marion et Elodie, lesquelles ont respectivement accueilli Pax et Pippa juste avant le début de la crise sanitaire. Elles ont pu compter sur l’aide de leur délégué famille d’accueil et les très chaleureuses relations qui nouent les six familles d’accueil de leur promotion.

Marion et Elodie sont familles d’accueil HANDI’CHIENS depuis la fin de l’année 2019, lorsque la première a accueilli le jeune golden Pax tandis que la seconde héritait de son adorable sœur Pippa. Elles ont pour rôle de pré-éduquer ces futurs chiens d’assistance, assistées par un éducateur lui-même bénévole. « On accompagne le chien au quotidien pour lui apprendre les commandes de bases [de son cursus] », résume Marion. C’est sa fille qui lui a parlé pour la première fois de notre association et, lorsque la famille a quitté son appartement pour emménager dans un nouveau logement avec jardin, il était alors temps de passer à l’étape supérieure.

Elodie a quant à elle connu HANDI’CHIENS par le biais de son travail. Les trois premiers mois, Pippa l’accompagnait partout et même, dès que les premiers vaccins l’ont permis, au siège de sa société à Bruxelles lors de déplacements ponctuels. « Donc elle prenait le train, le métro… Et à Bruxelles, les chiens sont acceptés dans les bureaux », explique-t-elle. Pax était lui aussi le « chouchou du bureau » de Marion. « C’était la mascotte. Il y avait toujours quelqu’un pour s’occuper de lui, le sortir et lui faire faire ses besoins, j’avais toujours des volontaires, se souvient-elle. Des fois quand j’étais en réunion et qu’il aboyait, je recevais des messages sur Skype me disant : ‘est-ce que tu veux que je sorte Pax ?’ »

Et puis avec la crise sanitaire, le premier confinement est arrivé. Marion, Elodie, les quatre autres familles d’accueil de la promotion et Daniel Poulet, le délégué famille d’accueil, ont créé un fil de discussion WhatsApp. « Daniel nous faisait des vidéos et nous les envoyait pour nous montrer ce qu’on devait faire, explique Elodie. Les nouvelles commandes, comment les apprendre, comment les mettre en pratique… On a continué à travailler comme cela pour poursuivre la formation des chiens. »

 Cours bimensuel en extérieur

Forcément, de nombreux projets sont quand même tombés à l’eau. « J’en discutais l’autre jour avec Daniel qui me disait que c’était dommage car normalement il y a plein de sorties prévues dans des salons, des écoles, pour parler du rôle des familles d’accueil et de l’association mais tout cela n’a malheureusement pas pu être fait », raconte Elodie. A la fin du confinement, les cours ont pu reprendre. Mais pas dans la caserne d’Eaubonne où Daniel Poulet, ancien pompier, réunissait les six familles d’accueil. Avec la crise sanitaire, les cours se font maintenant en extérieur. Précautions obligent, le délégué famille d’accueil gère à présent des groupes de deux. Travailler en petit groupe permet notamment de se rendre dans des galeries commerciales. « On fait des exercices, du statique, on prend les ascenseurs et, selon si le chien est prêt ou non, les escalators, détaille Elodie. On fait aussi des exercices dehors, du rappel. C’est comme cela qu’on se débrouille actuellement. »

Les cours ont donc continué au rythme bimensuel depuis le mois de mai 2020, même pendant le second confinement, sous attestation. Le groupe WhatsApp n’a pas disparu pour autant. « Le groupe est resté même après la reprise des cours et on échange toujours beaucoup de vidéos de nos exercices, de nos réussites comme de nos échecs. Je trouve que c’est vraiment sympa, se réjouit Marion. On s’entend très, très bien avec ce groupe de familles d’accueil, on se retrouve de temps en temps pour faire des balades avec les chiens. »

Vers le mois de mai prochain, il sera temps de remettre ces chiens au centre qui va se charger de terminer leur formation avant qu’ils aillent illuminer la vie de leur futur bénéficiaire. Un moment forcément redouté sur le plan émotionnel. « On sait que ça va être difficile, on le sait depuis le début, souffle Marion. On sait qu’on va pleurer. » Lorsqu’elle a fait la démarche de devenir famille d’accueil, c’était aussi avec l’idée de « donner du sens à [son] temps libre » afin d’aider une personne qu’elle ne connaissait pas encore, en pré-éduquant et en prenant soin d’un adorable chiot. « On accueille les chiens dès leur deuxième mois et jusqu’au dix-huitième donc forcément on s’attache, abonde Elodie. C’est sûr que c’est dur mais on sait pourquoi on le fait. C’est pour une bonne cause. » 

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