fbpx

Avec Lolly, Florence retrouve l’autonomie

Lolly, issue de la toute première promotion HANDI’CHIENS de chiens d’assistance pour personnes épileptiques, est entrée dans la vie de Florence en février 2018. Depuis, cette jeune maman normande a gagné en assurance et surtout en autonomie : avec le labrador noir, Florence a maintenant parfois jusqu’à une demi-heure pour se préparer avant une crise d’épilepsie.

Florence Lolly
Florence et Lolly

Quand une crise d’épilepsie se prépare chez Florence, sa chienne Lolly se met immédiatement en alerte. Aboiement, poke (coup de museau)… il faut absolument prévenir sa bénéficiaire, lui permettre d’anticiper et de se préparer à la crise. Tout se joue en quelques minutes, et dans le cas de Florence, parfois jusqu’à trente : « Elle m’a déjà prévenue plusieurs fois plus d’une demi-heure à l’avance que j’allais subir une crise », s’enthousiasme cette jeune mère de famille habitant Rouen (Normandie), sujette aux crises d’épilepsie depuis ses 18 ans.

Une fois que Lolly se fait comprendre, Florence stoppe toute activité pour se mettre en sécurité. « Je m’installe sur le canapé quand je suis chez moi, ou bien au sol quand je suis ailleurs afin de ne pas tomber, explique-t-elle. Et pendant la crise, eh bien normalement Lolly se met sur moi pour m’éviter des mouvements trop brusques. » ‘Normalement’ ? « Je dis normalement car pendant une crise généralisée, c’est comme un black-out. Je ne vois plus rien, je n’entends plus rien. Je ne sais pas ce qu’il se passe. » Et de raconter cette anecdote : « J’ai fait une crise en allant voir mon neurologue, à l’hôpital. Les médecins ne comprenaient pas trop ce qu’il se passait lorsque Lolly s’est mise à aboyer. Après ma crise, je me suis réveillée, j’étais dans l’une des chambres… Je n’ai pas tout compris, mais bon ! »

« Ensemble 24h/24 »

Pour pouvoir témoigner de ces crises, la maman de Florence l’aide à combler les trous dans ses souvenirs. Elle l’accompagne régulièrement et, avant l’arrivée de Lolly en février 2018, c’était toujours avec la crainte que sa fille soit mise en danger par l’arrivée impromptue d’une crise. Florence n’était jamais totalement sereine non plus. Hors de question de faire de longs trajets sur l’autoroute. Et pour aller voir la famille à la montagne ou dans le Sud, Florence prenait le train avec une grande réticence si elle n’était pas accompagnée. Il y a certes le service « Accès Plus » de la SNCF, « mais c’était un peu compliqué car malgré leur bonne volonté les personnes dans le train ne savaient pas comment réagir. Là, avec Lolly, on leur dit de simplement laisser la chienne travailler », explique-t-elle, ajoutant que son fils de 10 ans s’assurait personnellement que la consigne soit bien donnée aux agents chaque fois qu’il prend le train avec elle.

Florence a retrouvé beaucoup plus d’autonomie. Et sa mère se fait un peu moins de sang d’encre. « L’épilepsie lui fait toujours peur, mais elle est quand même plus rassurée depuis qu’il y a Lolly », précise Florence. Puis, la concernant : « avec Lolly, je fais tout. Elle ne me lâche pas. On est vraiment 24 heures sur 24 ensemble. Et quand je vois que la chienne est tranquille, ça me rassure et je suis plus détendue. Et je suis normalement quelqu’un de très stressée en plus ! »

Affublée de sa cape (sur laquelle Florence a fait écrire « épilepsie »), Lolly suscite quelques questions de personnes curieuses d’en apprendre plus sur une maladie qu’elles ne connaissent finalement pas. « Il y a, entre guillemets, un autre regard », selon Florence, qui en profite pour davantage sensibiliser les gens à l’épilepsie. La complicité avec Lolly est évidente, on est très loin des petites appréhensions que sa bénéficiaire a pu connaître juste avant leur toute première rencontre. « J’étais impressionnée, je me demandais ce qu’il fallait que je fasse, ce qu’il ne fallait pas que je fasse, se souvient-elle. J’avais un peu d’angoisse par rapport à cela. Je me disais : ‘est-ce que je peux y arriver ?’ »

Florence Lolly

Les câlins avec Lolly, un effet « bouclier » sur les crises d’épilepsie ?

A sa décharge, Florence n’avait aucun témoignage sur lequel s’appuyer puisque Lolly est issue de la toute première promotion HANDI’CHIENS de chiens d’assistance pour personnes épileptiques. L’inquiétude a été de courte durée : « les éducateurs m’ont rassurée en me disant qu’on allait mettre en place notre relation au fil du temps ». Finalement, « je trouve que cela s’est fait rapidement ». Lorsque Lolly est arrivée chez elle, Florence s’est sentie « très fièreIl y a toute la famille qui est venue voir la vedette, voir en quoi cette expérience consistait. Mon fils -7 ans à l’époque- était très heureux. Comme il le dit : c’est sa petite sœur. »

Lors de la première communion de ce dernier, Lolly s’est d’ailleurs illustrée. « Ce jour-là, on était dans l’église et d’un seul coup Lolly, qui était à côté de moi, a senti qu’une crise arrivait, raconte Florence. Mais nous étions tous serrés, elle avait du mal à me ‘poker’. Du coup, elle s’est mise à aboyer dans l’église ! Ça a beaucoup fait rire le prêtre. »

Florence a remarqué quelque chose. « Cela m’est déjà arrivé plusieurs fois : Lolly se met en alerte, je m’installe sur mon canapé et je me détends, je la papouille et je lui fais des câlins. Et la crise n’arrive pas, ou alors c’est une toute petite crise. Je me dis ‘bah c’est une fausse alerte’ mais avec ma mère on a fini par se poser la question. On s’est demandé si le fait de la papouiller me déstressait et permettait parfois, je ne sais pas vraiment comment dire, d’atténuer les effets de la crise qui se calme voire disparaît. On m’a dit que cela pouvait être le cas, que papouiller Lolly pendant un moment pouvait avoir un effet très positif sur l’intensité de la crise. » Comme le souligne très justement Florence, quand cela se produit, comment savoir après tout si l’absence de crise est due à une fausse alerte ou aux câlins de son adorable labrador noir ? Mystère. Voilà en tout cas une passionnante question que Florence n’aurait jamais imaginé se poser avant sa rencontre avec Lolly.

Partager

Partager sur facebook
Partager sur google
Partager sur twitter
Partager sur linkedin

Pour être vous aussi à l’origine d’une belle histoire HANDI’CHIENS, soutenez l’association

Demande de dossier

Note d’information : le chien d’éveil n’est pas un chien d’accompagnement social. Le chien d’accompagnement social est remis dans des établissements à des professionnels de santé.

Calendrier

HANDI'CHIENS 2020 pour un noël canin & solidaire

€15

Je me lance !